dimanche, 08 avril 2007

Troisième improvisation

samedi, 31 mars 2007

Sortie du chant d'ivresse

Voilà la vérité !

Beethoven, montrant les partitions d'Haendel.

A OPHÉLIE THOUVENOT.

Le chant d'ivresse est à ce jour mon opus le plus abouti.

Il a ainsi quatre caractéristiques essentielles. Tout d'abord, il s'agit du premier album depuis la Symphonie du Chocapik à ne présenter aucun titre inachevé - et qui va même jusqu'à introduire des surérogatives. Ensuite, il s'agit de ma première oeuvre réellement structurée et ce jusque dans une parfaite cohésion pensée même lors de l'adjonction des scolies - pour ce qui est de la structure, je vous renvoie à mon précédent billet au sujet du chant d'ivresse. Une structure nmedium_chris.jpgotamment relevée par un jeu constant d'homéotéleutes permettant d'établir toute une périssologie sur le mini-ballet. N'oublions pas non plus qu'afin de faire pénétrer l'affirmation jusque dans mes strates les plus profondes, j'ai procédé à un retour aux origines marqué par l'emploi de sons légèrement plus synthétiques que d'habitude, de la présence de batteries et d'une guitare basse ainsi que de choeurs, sans oublier les nombreuses reprises de titres de l'époque Griffes de Khazdur. Ce retour est surtout prononcé en fin d'album, comme pour fermer le cercle de l'Éternel Retour, de cette forme d'affirmation la plus pure. Enfin, le point le plus important : le travail très abouti de Maya de Luna en mélismes onctueux sur cinq titres - le fabuleux exploit de chanter sur l'inchantable mais coqueriquable ayant ainsi été accompli - et la présence d'Anaëlle, magnifique soprano souhaitant ne pas dévoiler son nom complet, inconnue au bataillon du Libre, sur deux titres.

Notons au passage que je m'y suis hélas pris à la dernière minute pour les enregistrements d'Anaëlle et qu'à cause d'un problème imprévu de minijack, les enregistrements se sont révélés trop crasseux pour que je sois capable de retirer tout le souffle, les saturations, les "peuh" et autres crachouilleries malvenues. Cela est bien dommage car Anaëlle chantait merveilleusement bien ce soir là (hier soir) et qu'à cause de ces problèmes techniques, le Purcell est devenu un véritable désastre.

En outre, Le chant d'ivresse est la première publication effectuée après mon divorce avec le Consortium des Artistes Libres - toutefois, il m'a toujours été difficile de travailler avec une communauté même libriste, je pense par exemple à mes déboires avec Revolution Sound Records. Pour ce qui est de la suite, ayant les mains totalement libres, je compte travailler sur un nouveau projet - peut-être plus radical que les précédents, tous plus coquefredouilles et niquedouilles, bref tous plus infantilisants les uns que les autres - dès le mois de juillet ; mais en attendant, je me permets de fainéanter pendant trois mois, ne vous en déplaise.

En vous souhaitant une agréable écoute,

Affectuoso,

-

Raphaël.

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A toi, objet de tant d'alarmes, à toi, phlébotome que je croyais commensale, ô toi, créature stérile, ô toi, adolescente nubile devenue misandre muse. A toi, culpabilisatrice cachée derrière le pavois de l'accusation de culpabilisation ! Puisses-tu apprendre à dire oui ! Il y a beaucoup de camaraderie, puisse-t-il y avoir de - l'amitié. -

vendredi, 16 mars 2007

Le chant d'ivresse

Il est temps d'annoncer la sortie de mon futur opus : le chant d'ivresse.

Le chant d'ivresse - Playlist

01 - Ouverture - Ô homme prends garde (chanté par Maya de Luna)

02 - Intermizzo - Que dit minuit profond

03 - Hélas hélas le monde est profondmedium_CI.jpg

04 - Et plus profond que ne le pensait le jour

05 - Intermizzo - Profonde est sa douleur (narré par Raphaël Badawi)

06 - La joie est plus profonde que la peine

07 - La douleur dit : passe et finis (chanté par Maya de Luna)

08 - Intermizzo - Car toute joie veut l'éternité

09 - Finale - Veut la plus profonde éternité

10 - Ophelia Theme (chanté par Maya de Luna)

11 - Ophelia Theme 2 (chanté par Maya de Luna)

12 - Postlude - Eh bien ! Que cela soit encore !

Sortie prévue pour la premier avril sur Jamendo.

Pas de commentaires sur le fait que la symphonie n°4 a été composée en dix jours alors que ce mini-ballet de vingt-cinq minutes a nécessité six semaines de légers efforts sporadiques - mon oisiveté me perdra - du trois février au quinze mars.

Les pièces sont laconiques, tout comme l'écriture de Nietzsche, mais très denses, le tout s'inscrivant dans un processus d'affirmation que je vais détailler plus loin. Dans tous les cas, la concision des pistes est dans la continuité des précédents opus. L'ensemble est également fort redondant par souci de cohésion - cependant, le côté digressif est plus présent que jamais.

Douze pistes car le Chant d'ivresse du Zarathoustra fait douze paragraphes. Les noms des pistes sont tirés du condensé des onze premiers paragraphes qu'est le douzième paragraphe du discours :

Avez-vous maintenant appris mon chant ? Avez-vous deviné ce qu'il veut dire ? Eh bien ! Allons ! Hommes supérieurs, chantez mon chant, chantez à la ronde !

Chantez maintenant vous-mêmes le chant, dont le nom est "encore une fois", dont le sens est "dans toute éternité" ! — chantez, ô hommes supérieurs, chantez à la ronde le chant de Zarathoustra !

O homme ! Prends garde !

Que dit minuit profond ?

J'ai dormi, j'ai dormi, —

D'un profond sommeil je me suis éveillé : —

Le monde est profond,

et plus profond que ne pensait le jour

Profonde est sa douleur, —

La joie plus profonde que la peine.

La douleur dit : passe et finis !

Mais toute joie veut l'éternité,

— veut la profonde éternité !

Les deux Ophelia Theme (reprenant respectivement les thèmes de l'ouverture et du second mouvement de la quatrième symphonie dans des formes épurées pour le chant) font donc ici office non pas de succédanés ou d'obturations, mais de réels pivots sans lesquels le reste n'a aucun intérêt. Comme je l'ai dit plus haut, ce ballet est avant tout un processus d'affirmation - n'en déplaise à Sri Aurobindo - tourné vers le jivatman et non vers le paramatman - n'en déplaise à Ramakrisha.

L'Éternel Retour nietzschéen, qui consiste à dire "que cela soit encore" afin d'obtenir la plus pure forme d'affirmation de l'instant, voit sa plus belle expression dans ce Chant d'ivresse. Le fait est ici très simple : transcender l'instant par la joie, la joie du "oui sacré" de l'enfant. Une acceptation sans résignation, avec résilience, impavide, le menton bien levé - exactement ce que Krishna souffle au creux de l'oreille d'Arjuna dans la Bhagavad Gîtâ. En bref, c'est seulement après les sombres instants d'Ophelia que la sentence libératrice "que cela soit encore" est prononcée : l'instant est enfin affirmé, transmuté - ce terme spagyrique m'émerveillera toujours par sa perfection d'expression du dionysisme - en - ivresse.

Dans une optique de donner suite à mes lantiponnaisons, de les éterniser sous une forme cauteleuse particulièrement insidieuse, - mais ne vous inquiétez pas, je ne prorogerai pas le chant d'ivresse, - je vous laisse un artefact à effet fortement dilatoire : une improvisation autour des grands thèmes de ce futur album.

 
Bien à vous,
 
-
 
Raphaël.

Improvisation autour des cinq thèmes de la quatrième symphonie

 

Musique originale disponible sur Jamendo :

 

 

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