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<title>Raphaël Badawi</title>
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<subtitle>L'inanité d'un lycéen mêlée aux ailes d'un alcyon - moi, moi, et moi. -</subtitle>
<updated>2012-02-09T05:34:18+01:00</updated>
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<name>raphael.badawi</name>
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<title>[Dictionnaire] Anglicismes en langue française et leurs traductions</title>
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<updated>2009-03-18T12:45:27+01:00</updated>
<published>2009-03-17T18:43:00+01:00</published>
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<summary>   Anglicismes en langue française (analysés, compilés, et inventoriés par...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;b&gt;Anglicismes en langue française (analysés, compilés, et inventoriés par Raphaël Badawi)&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Initialement à l'usage des sous-titreurs québécois&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Cette synthèse extrêmement concise peut également être très utile à la traduction de logiciels libres.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;La terminologie est nettoyée des équivalences devenues obsolètes (il y a dix ans, il aurait été par exemple nécessaire de préciser software =&amp;gt; logiciel, update =&amp;gt; mise à jour, etc.), et parfaitement à jour (certaines expressions n'ont été créées que lors du dernier trimestre 2008).&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette initiative, contrairement à celles cocardières et anti-américaines des apeurés du prétendu &quot;franglais&quot; (en tenant en compte les introductions les plus récentes de l'anglais dans le français, moins d'1% du vocabulaire français est anglicisé, et c'est avant tout un vocabulaire spécialisé, notablement en informatique et en sport), essaie de se placer sous la perspective de l'efficacité. Il est inutile d'utiliser un équivalent français imprécis, faisant perdre du sens par rapport au terme anglophone d'usage, et l'Académie l'a bien compris en acceptant le mot &quot;fantasy&quot; sous la forme &quot;fantasie&quot;. En outre, pour les anglicismes possédant un réel équivalent, il ne sert à rien d'être prescriptif : au contraire, si les formes anglaises et françaises coexistent, ça ne fera que plus d'abondance lexicale, de possibilités euphoniques, et de possibilités évolutionnelles conduisant à une multiplication des nuances exprimables en un seul lemme ! (Par cette dernière possibilité, je voulais signifier que lorsque plusieurs expressions sont synonymisées, comme c'est le cas avec les anglicismes et leurs équivalents, l'évolution naturelle de la langue peut les connoter différemment et les doter avec le temps de teintes particulières.) On peut encourager l'usage des équivalences francophones pour, par exemple, leur consonance (en fonction de l'appréciation de chacun) et leur facilité de déclinaison par rapport aux termes anglophones d'origine, mais certainement pas tourner la suggestion en impératif !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cependant, il convient de noter que l'irruption d'anglicismes se substituant véritablement dans le parler aux termes français préexistants est à condamner, car la dynamique dans ce cas serait un appauvrissement du vocabulaire. Ainsi des expressions comme &quot;look&quot; et &quot;people&quot; ravagent les pourtant nombreuses traductions satisfaisantes, conséquemment de moins en moins employées, et sont ainsi véritablement destructrices pour la richesse du français. Qu'une simple étude chiffrée sur les fréquences d'occurrence de ces termes comparativement à l'addition de leurs équivalents francophones dans les différents journaux français nous en soit témoin (commencée, pas terminée, mais phénomène très probant d'après les premières données collectées, surtout à partir de 2006). Ainsi n'avancé-je pas des postulats à vide. Pour ce qui est de la répartition des anglicismes, d'après mes estimations personnelles, il y en a approximativement 17,27% de légitimes (sans équivalents exacts), 77,27% de semi-légitimes (avec équivalents exacts), et 5,46% d'illégitimes (se substituant aux formes françaises d'usage).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Sans équivalence parfaite, dont l'usage est parfaitement légitime :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; cliffhanger&lt;br /&gt; cross-over&lt;br /&gt; design (&quot;stylique&quot; avait été proposée comme alternative, vainement)&lt;br /&gt; fantasie (orthographe modifiée par l'Académie, à ne pas confondre avec &quot;fantaisie&quot;)&lt;br /&gt; joystick&lt;br /&gt; kit&lt;br /&gt; leader (malhabilement traduisible par &quot;chef de file&quot; ; &quot;timonier&quot;, une fois proposé, serait totalement à côté de la plaque)&lt;br /&gt; leadership (malhabilement traduisible par &quot;primauté&quot;)&lt;br /&gt; lobby/lobbying (désinences d'usage)&lt;br /&gt; major (&quot;compagnie majeure&quot; étant incroyablement imprécis)&lt;br /&gt; netbook&lt;br /&gt; outsider (&quot;marginal&quot; est insuffisant)&lt;br /&gt; shopping (le terme &quot;achat&quot; ne rend pas la nuance de compulsivité)&lt;br /&gt; skateboard/skateur/skateboarding (désinences d'usage)&lt;br /&gt; spoil/spoiler/spoilage (désinences d'usage)&lt;br /&gt; stand-alone (ou loner)&lt;br /&gt; star (&quot;étoile&quot; n'est pas approuvé, &quot;grande vedette&quot; est imprécis)&lt;br /&gt; striptease (plus de césure depuis la réforme de 1990)&lt;br /&gt; t-shirt (orthographe alternative : tee-shirt ; synonyme : gaminet, qui était initialement parodique mais a fini par être utilisé)&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt; sans compter les dénominations présentes de longue date, et d'usage quasi-international (p. ex. &quot;big bang&quot;, &quot;cool&quot;, &quot;hyper&quot;, &quot;OK&quot;, &quot;super&quot;, etc.).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Avec équivalence parfaite (terminologie de l'Académie, du CSA, et de l'OQLF), anglicismes dont l'usage est déconseillé, moins légitime, mais tolérable :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; access prime-time =&amp;gt; avant-soirée&lt;br /&gt; ace =&amp;gt; as&lt;br /&gt; airbag =&amp;gt; coussin de sécurité&lt;br /&gt; antiskating =&amp;gt; antiripage&lt;br /&gt; aquaplaning =&amp;gt; aquaplanage&lt;br /&gt; at (@ oral) =&amp;gt; arrobe&lt;br /&gt; baby-sitting =&amp;gt; assistance maternelle, garde d'enfant&lt;br /&gt; blog =&amp;gt; blogue&lt;br /&gt; boost =&amp;gt; accroître, amplifier, augmenter, relancer, etc.&lt;br /&gt; brain-storming =&amp;gt; remue-méninges&lt;br /&gt; bug =&amp;gt; bogue&lt;br /&gt; business =&amp;gt; affaires, entreprise (en fonction du contexte)&lt;br /&gt; camping-car =&amp;gt; autocaravane&lt;br /&gt; casting =&amp;gt; audition&lt;br /&gt; challenge =&amp;gt; chalenge, défi, gageure&lt;br /&gt; chat =&amp;gt; clavardage (surtout au Québec), dialogue en ligne (surtout en France)&lt;br /&gt; coaching =&amp;gt; mentorat (contrairement aux idées reçues, il n'y a pas de nuance spécifique au terme anglais)&lt;br /&gt; come-back =&amp;gt; retour (le terme anglais n'est pas une hyperbole, mais la traduction exacte de &quot;retour&quot;)&lt;br /&gt; compositing =&amp;gt; composition (d'images, picturale)&lt;br /&gt; cookie (informatique) =&amp;gt; témoin (de connexion), péjorativement : mouchard&lt;br /&gt; cracker =&amp;gt; pirate&lt;br /&gt; deal =&amp;gt; accord, arrangement, connivence, marché (en fonction du contexte)&lt;br /&gt; e-book =&amp;gt; livrel, ecolivrel&lt;br /&gt; e-mail =&amp;gt; courriel&lt;br /&gt; e-mail address =&amp;gt; adresse électronique&lt;br /&gt; fast food =&amp;gt; restauration rapide&lt;br /&gt; fax =&amp;gt; télécopie&lt;br /&gt; fax machine =&amp;gt; télécopieur&lt;br /&gt; firewall =&amp;gt; pare-feu&lt;br /&gt; feed-back =&amp;gt; avis, retour (déterminant indéfini, p. ex. &quot;je regarde et t'envoie un retour&quot;) ; en informatique : rétroaction&lt;br /&gt; freeware =&amp;gt; gratuiciel&lt;br /&gt; gateway =&amp;gt; passerelle&lt;br /&gt; goal average =&amp;gt; différence de buts&lt;br /&gt; groupware =&amp;gt; collecticiel, logiciel de travail collaboratif, logiciel de groupe&lt;br /&gt; guest star =&amp;gt; invité (artiste invité au Québec, invité spécial ou invité d'honneur en France)&lt;br /&gt; hacker =&amp;gt; bidouilleur (terme d'usage et traduction littérale) ; péjorativement : pirate&lt;br /&gt; hit =&amp;gt; tube&lt;br /&gt; hoax =&amp;gt; canular&lt;br /&gt; hotline =&amp;gt; assistance (en ligne, téléphonique)&lt;br /&gt; hot spot =&amp;gt; zone wifi&lt;br /&gt; informercial =&amp;gt; publireportage&lt;br /&gt; kindle =&amp;gt; bouquineur, liseuse&lt;br /&gt; listing =&amp;gt; listage&lt;br /&gt; management =&amp;gt; administration, gestion (contrairement aux idées reçues, il n'y a pas de nuance spécifique au terme anglais)&lt;br /&gt; marketing =&amp;gt; mercatique&lt;br /&gt; malware =&amp;gt; maliciel&lt;br /&gt; merschandising =&amp;gt; marchandisage&lt;br /&gt; notepad computer =&amp;gt; ardoise électronique&lt;br /&gt; package =&amp;gt; progiciel&lt;br /&gt; packaging =&amp;gt; conditionnement&lt;br /&gt; pacemaker =&amp;gt; stimulateur cardiaque, cardiostimulateur&lt;br /&gt; peer-to-peer =&amp;gt; pair à pair, poste à poste&lt;br /&gt; Personal Digital Assistant =&amp;gt; Assistant électronique (de poche)&lt;br /&gt; phishing =&amp;gt; filoutage, hameçonnage (pratiqué par les filouteurs, ou les hameçonneurs)&lt;br /&gt; pitch =&amp;gt; résumé, synopsis, topo&lt;br /&gt; play-off =&amp;gt; phase/tour final(e)&lt;br /&gt; plug-in =&amp;gt; extension, module, module d'extension&lt;br /&gt; preview =&amp;gt; prévisualisation&lt;br /&gt; prompt =&amp;gt; invite&lt;br /&gt; prime time =&amp;gt; première partie de soirée, heure de grande écoute&lt;br /&gt; reset =&amp;gt; réinitialiser&lt;br /&gt; scanner =&amp;gt; scanneur&lt;br /&gt; scanning =&amp;gt; scannage&lt;br /&gt; shareware =&amp;gt; partagiciel&lt;br /&gt; showcase =&amp;gt; diaporama, présentation (professionnelle)&lt;br /&gt; spam =&amp;gt; pourriel&lt;br /&gt; spamming =&amp;gt; pollupostage&lt;br /&gt; spin-off =&amp;gt; série dérivée&lt;br /&gt; sponsor =&amp;gt; mécène, parrain&lt;br /&gt; sponsorship =&amp;gt; mécénat, parrainage, patronage&lt;br /&gt; spyware =&amp;gt; logiciel espion, espiogiciel, mouchard&lt;br /&gt; ad spot =&amp;gt; message/séquence/spot publicitaire (le mot &quot;spot&quot; a été accepté par de nombreux lexicographes et est à ce titre entré dans de nombreux dictionnaires, l'Académie devrait bientôt l'accepter à son tour)&lt;br /&gt; start-up =&amp;gt; jeune-pousse&lt;br /&gt; steward =&amp;gt; stadiaire&lt;br /&gt; streaming =&amp;gt; diffusion en flux, lecture en continu, lecture en transit&lt;br /&gt; supporter =&amp;gt; supporteur&lt;br /&gt; tab =&amp;gt; onglet&lt;br /&gt; talk-show =&amp;gt; débat-spectacle, émission-débat&lt;br /&gt; teaser =&amp;gt; aguiche&lt;br /&gt; tie-break =&amp;gt; échange, manche décisi(f)(ve)&lt;br /&gt; time-out =&amp;gt; arrêt de jeu&lt;br /&gt; timing =&amp;gt; coordination, synchronisation ; minutage, temporisation, en fonction de l'acception désirée&lt;br /&gt; trailerist =&amp;gt; autocaravanier&lt;br /&gt; webcam =&amp;gt; cybercaméra (très récent ; première occurrence : Journal Officiel, 15 septembre 2006)&lt;br /&gt; webmaster =&amp;gt; administrateur (de site)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Abus à condamner (anglicismes apparus par effet de mode alors que les termes français étaient déjà en place) :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; benchmark =&amp;gt; banc d'essai, test de performance&lt;br /&gt; customization =&amp;gt; personnalisation&lt;br /&gt; hype =&amp;gt; tendance&lt;br /&gt; layout =&amp;gt; agencement, disposition&lt;br /&gt; look =&amp;gt; allure, aspect, prestance&lt;br /&gt; people =&amp;gt; célébrité, personnalité, vedette ; en sciences : sommité&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; À noter que quatre grands écueils en traduction proviennent d'une sorte d'angloaccoutumance, ainsi :&lt;br /&gt; - OK peut être traduit par OK, mais bizarrement est rarement rendu par &quot;D'accord&quot; ou &quot;Entendu&quot; qui ont exactement le même sens dans une conversation (pas dans une interface, évidemment).&lt;br /&gt; - Just dans des phrases de type &quot;I just want to do something&quot; est systématiquement traduit par &quot;juste&quot; alors qu'il pourrait tout aussi bien être traduit par &quot;seulement&quot; ou &quot;simplement&quot;.&lt;br /&gt; - le verbe &quot;initier&quot; est souvent pris dans l'acception de &quot;to initiate&quot; (amorcer, commencer), alors qu'il n'a que le sens d'enseigner (initiation). Kant n'a pas initié &lt;i&gt;en&lt;/i&gt; Europe la caducité, l'erronité des intuitions intellectuelles, il a initié cet argument &lt;i&gt;à&lt;/i&gt; l'Europe. La confusion peut également venir de l'épithète &lt;i&gt;initial&lt;/i&gt;, qui a bien le sens de &quot;au commencement, au départ&quot;.&lt;br /&gt; - le mot &quot;opportunité&quot; n'a pas le même sens que le mot &quot;occasion&quot;. Ainsi, pour Malebranche, la causalité est une &lt;i&gt;occasion&lt;/i&gt; à l'exercice de la force divine, et non une &lt;i&gt;opportunité&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Opportunity&lt;/i&gt; signifie &lt;i&gt;occasion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;opportunité&lt;/i&gt; signifie &quot;qui arrive à point&quot;, &quot;qui arrive à temps&quot;, &quot;qui est opportun&quot;. Par exemple, il n'y a pas d'opportunités, mais des possibilités et des occasions d'emploi. Mais l'acquisition d'un emploi est une opportunité (quelque chose qui arrive à temps). Le sens peut plus facilement être cerné par l'antonyme : inopportun.&lt;/div&gt; 
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<title>La créature me montra son outil de travail</title>
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<updated>2009-03-17T18:42:35+01:00</updated>
<published>2009-03-17T18:42:35+01:00</published>
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<summary>  Il s'agissait d'un système de type GNU/Linux, configuré autour de quatre...</summary>
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&lt;p&gt;Il s'agissait d'un système de type GNU/Linux, configuré autour de quatre bureaux dont la représentation tridimensionnelle était un cylindre tarabiscoté en motifs fractaux alambiqués, à l'origine mathématique ineffablement complexe. Le fond d'écran était lui-même un rêve fractal ininterrompu, rêve partagé entre des milliers d'hommes narcotisés par cette beauté inhumaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'ensemble de l'interface était en espéranto, langue permettant de repousser les limites de la pensée par sa structure tabulairement régulière. Le contenu multimédia oscillait entre des recueils de poèmes en espéranto, des documentaires en anglais, de la musique classique, acousmatique, et ethnique, ainsi qu'en outre une riche collection d'images à caractère médical, partant de l'anatomisme italien de Da Carpi pour déboucher sur une esthétique moderne davantage scientificisée, du moins à nos yeux d'hommes actuels, hommes s'actualisant par exclusion du passé, interprétant le passé hors de la fluidité du passé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le faîte de cette prodigalité se situait probablement dans l'organisation interne de cet outil. Le tétrabureau évitait les guerres intestines entre chaque logiciel ; ainsi sur le premier y avait-il un travail de sous-titrage, sur le second un travail de lecture et d'écoute, sur le troisième un travail de montage, et sur le quatrième un ensemble à portée distractive.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'essayai alors de faire mien cet outil. Mais le clavier n'était pas agencé selon mes coutumes. Lui aussi avait été optimisé contre l'habitude et pour l'omnipotence : l'azerty étant un modèle contraignant et lent, la créature lui avait subrogé un modèle dvorak, plus performant, capable lui aussi de repousser certaines limites, mais que l'habitude me rendait parfaitement inutilisable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout ici exhalait d'un encens laudatif non pas à la performance, mais à la fondation d'un système qui ne connaîtrait pas les limites stratifiques de l'histoire, qui venu sans passé (et non pas en intégrant le passé par l'acte même de l'exclusion, non pas en s'&lt;i&gt;actualisant&lt;/i&gt; par rapport au passé), comme la cité d'Harappa, assurerait une absence complète de coercition et de cette manière une libération absolue des potentialités de l'usager.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;R.&lt;/p&gt; 
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<title>Collection de notules publiées sur Facebook</title>
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<updated>2009-02-09T18:26:39+01:00</updated>
<published>2009-02-08T23:31:00+01:00</published>
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<summary>      (notules car la plupart de ces &quot;articles&quot; sont si concis qu'ils...</summary>
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&lt;div class=&quot;note_title_share clearfix&quot;&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;i&gt;(notules car la plupart de ces &quot;articles&quot; sont si concis qu'ils pourraient loger dans des notes de bas de page, d'autant plus qu'ils sont souvent de simples compléments et par voie de conséquence absolument pas autosuffisants)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;L'Autre de Lévinas&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;i&gt;dimanche 2 novembre 2008 à 12:08&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;Ce qui gêne souvent à la compréhension des textes d'Emmanuel Lévinas, c'est bien entendu sa terminologie inspirée par l'ontologie heideggérienne à laquelle il souhaitait répondre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On se demandait : mais pourquoi l'Autre est-il toujours considéré comme un infini inconnu, inaccessible ? L'argument névralgique et prégnant de Lévinas est le suivant : à force de rechercher l'Être, de vouloir revenir à une philosophie parménidienne, à quelque chose qui se serait soi-disant perdu depuis l'hellénisme, on ne réfléchit que sur des rapports d'ipséité : le soi, l'en-soi, essence, existence, être, étant, le Dasein... Et ce que Lévinas veut, c'est qu'on pense en termes d'identité, de différence, et non plus en termes d'ipséité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lévinas émet ainsi une thèse simple : on ne comprend l'inconnu que par analogie avec le connu, ce qui nous permet de territorialiser l'inconnu avec du connu, laissant en réalité le champ de l'inconnu à jamais inconnu. L'intangibilité de la sémiologie de l'Autre repose dessus, tant corporelle que linguistique, car en définitive, lorsqu'on me parle d'amour, je ne pense l'amour qu'en rapport à ma propre fluidité empirique, lorsqu'on me parle de métaux, je ne synthétise la conception du métal qu'à partir de l'alliage des matériaux dont JE dispose et que je compose grâce à MON imagination (et non pas DANS l'imagination, car chez Kant, imagination =&amp;gt; schématisation, synthèse).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ceci, c'est la brèche béante, la flagrance, l'ostensibilité d'un Visage ineffable qui ne dévoile en définitive que la vulnérabilité de l'entendement. L'Autre inaccessible, l'Autre non pas en tant qu'entité, il faut bien le comprendre, mais en tant qu'inédit, imprésent, interprété dans mon imperfectible imparfait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A jamais inaccessible. Et le philosophe ne doit jamais considérer cet impossible comme dans sa violence, mais comme dans sa passion, sa fougue, et ardre de désir pour cet inconnu...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; R.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Apostille : et je crois que l'une des principales sources de Lévinas, c'est bien Hobbes, qui fondait toute l'imagination sur la trope. Il y a là plus qu'une similitude, mais un premier mouvement, un prélude, une exquise esquisse, un insigne inachevé, in-fini.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;-----&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt; &lt;div class=&quot;note_title_share clearfix&quot;&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Notes sur le Paléolithique&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;i&gt;jeudi 15 janvier 2009 à 16:57&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;Il est important de noter les strates d'évolution et de perception de l'homme, car celles-ci, bien que pour la plupart culturelles et non naturelles, à force de pratiques répétées, ont pu hypothétiquement percoler dans le génotype, profondément, et ainsi encore nous affecter.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - 2 350 000 : Premiers outils de pierre taillée (nucleus, rocher à l'origine des pierres, similitude par le volume et non par la taille), le savoir de la taille se transmet par la parenté, comme chez les chimpanzés, et non plus par un programme génétique.&lt;br /&gt; - 600 000 : Biface, symétrisation ne s'inscrivant pas dans l'utilité, recherche du beau devenant indissociable de l'hominisation (voire moteur de celle-ci car cet élément n'est pas présent chez les chimpanzés), peut-être plutôt recherche de la perfection (la plupart des symétrisations de nos jours s'effectuent toujours par quête d'une chimérique perfection qu'on croit atteindre par exemple par l'architectonie, l'occasion de rire encore de l'exemple kantien). Analogie symétrie du corps =&amp;gt; symétrie signe d'ordre (le corps est en ordre s'il est symétrique), et par extrapolation symétrie signe de perfection ? La chose serait alors bien évidemment latente.&lt;br /&gt; - 450 000 : Maîtrise du feu, ne signifie pas migration vers le nord (plus de foyers au sud qu'au nord de l'Eurasie), mais signifie moins de maladies par l'avarie de la nourriture, éloignement des prédateurs, et propicité à la convivialité (autour du foyer).&lt;br /&gt; - 100 000 : Premières tombes, l'homme se met donc à expliquer par des inférences déductives ce qu'il ne peut expliquer par des inférences inductives et ainsi à croire à une vie après la mort. Projection hors de l'expérience qui finit par devenir une évidence (le présage devient oracle).&lt;br /&gt; - 35 000 : Premières parures, premier véritable support de l'art (hors symétrisation qui ne rime pas forcément avec recherche du beau, on ne peut donc dire avec certitude que le biface soit une première occurrence de l'art). Différencier l'art de la recherche du beau : cela faisait quelques temps que l'homme rapportait des pierres parce qu'elles étaient curieuses, ou belles, qu'elles lui plaisaient ou l'intriguaient dans tous les cas, mais il ne les façonnait pas encore. Le corps humain devient une sorte de devenir-beau (s'approprier le beau trouvé, puis le beau façonné par l'art, le beau d'une certaine forme par le tatouage aussi).&lt;br /&gt; - 30 000 : Art du paléolithique, sophistication de l'art : peintures, sculptures d'hommes zoomorphisés (homme à tête de lionne), débuts du phallisme et de représentations en forme de sexe féminin, plus abondantes. Ce qu'il faut noter avant tout, c'est que l'art n'étant plus seulement parure ou tatouage, il n'est plus devenir-beau : on reconnaît l'oeuvre comme une entité propre qui se donne à chacun. Des effets collatéraux de ce détachement du cadre corporel (comme par exemple l'herméneutique) ne sont pas encore perçus, mais la diversification des oeuvres rendue possible par la diversification des cadres est rendue immédiate, et l'une des premières adorations autre que celle du soi sera celle de la maternité. La fécondité, l'élucidation du mystère de la conception de l'homme, n'ayant pas encore été opérées, la femme est considérée comme magique, et est sacralisée (déesse-mère, dont les premières marques de cessation se feront dans la civilisation de l'Indus et à Akkad). L'homme est fasciné par ce qu'il n'a pas en double : la génitalité, la buccalité, la céphalité, fascination de ce qui échappe partiellement à la symétrie (en tant que double en fait, et non pas comme échappant au reflet axial, d'où le partiel). A noter qu'on ne s'explique toujours pas le très grand nombre d'apparitions de chevaux et de bisons en comparaison par exemple aux chèvres dans les peintures rupestres. Certains voudraient y voir une opposition masculin-féminin, mais ça peut être vraiment n'importe quoi, opposition soleil - terre chthonienne comme chez les nordiques serait plus détachée encore, opposition sauvage - domestiqué moins détachée.&lt;br /&gt; - 25 000 : Statuettes féminines, ces premières vénus sont en général fort ventripotentes, marquant bien l'hypothèse avancée plus haut : un matriarcat émergent. Ces vénus ont toutes des points communs, ce qui signifie l'existence d'un code esthétique (ou d'une mimèsis si prononcée que ça en serait vraiment déconcertant). Le code esthétique signifie que l'homme, pour certaines représentations, croit avoir trouvé une forme optimale, et est capable de l'objectiver (en l'occurrence pour la maternité, cette stéatopygie, ce caractère mamelu, ces courbes adipeuses et cette bedaine à en faire pâlir Siddhartha en fin de vie). On peut même imaginer, en plus de cette législation tacite du code esthétique, une autorité chargée de la faire respecter.&lt;br /&gt; - 9 000 : Art du néolithique&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une parenthèse de 5800 années s'ensuit dans les notes, alors que la taille du bronze, la céréaliculture et la phéniciculture, apparaissent durant ces millénaires. Je manque simplement de documentation concernant ces secteurs et veillerait à colmater la chose au plus tôt.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - 3 200 : Invention de l'écriture à Sumer (d'après la légende, Enmerkar, ensi d'Uruk, qui aurait envoyé un coursier à Aratta et aurait alors eu besoin de lui faire noter ce qu'il faudrait répéter). &lt;b&gt;Néanmoins, selon ce qui semble ne plus être un mythe, le glorieux, sémillant, et très modeste Raphaël Badawi, au noble plastron gonflé de lapis-lazuli, aurait de Sa grâce donné l'écriture aux hommes, graciles écheveaux de viande qui autrement étaient condamnés à la disparition.&lt;/b&gt; On passe du message (quelques signifiants imprécis pour quelques signifiés) à une écriture (signifiants précisés, taxinomiés, exhaustivés par la possibilité combinatoire), cependant pas de corrélatifs, l'écriture n'est qu'un aide-mémoire mais pas encore une langue, il faudra attendre deux siècles avant d'avoir autre chose que des substantifs sur les tablettes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - 3 000 : Les termes phonogramme (comme une lettre de l'alphabet) et syllabogramme (comme le principal intégrant de l'écriture hittite) ne sont évidemment pas synonymes, mais je les emploie ici comme tels car les symboles spécifiques utilisés par les sumériens comme connecteurs ou indices grammaticaux pouvaient tout aussi bien avoir la valeur d'un phonème (rarement, on est très loin d'une alphabétisation) que la valeur d'une syllabe (fréquemment). Donc nous avons des phonogrammes et des syllabogrammes pour le même phénomène. L'apparition des phonogrammes en plus des idéogrammes (l'écriture au calame ayant fait cette évolution vers une écriture abstraite en clous et en chevrons empêchant de parler de pictogramme) permet d'avoir une dimension syllabique s'enkystant à la base morphématique du langage, et autorise enfin de formuler à l'écrit ce qui peut être formulé à l'oral. Mais les syllabogrammes sont réduits au strict minimum et ne sont pas tous présents, l'écriture ne se suffit pas encore à elle-même, bien que les ambiguités dues à l'usage des mêmes signes entre signe syllabique et signe morphématique soient à peu près résolues. La structure de la langue étant agglutinante, il n'est pas nécessaire de noter tous les indices grammaticaux, tous les syllabogrammes, car leur présence ou non n'incide pas sur les substantifs, tous idéographisés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - 2 600 : Les akkadiens, vivant en bonne intelligence avec les sumériens, développent une écriture flexionnelle dans laquelle tous les syllabogrammes doivent être présents justement parce que ceux-ci influent sur les substantifs plutôt que de simplement s'affixer ou s'infixer à eux. Cela permet enfin une écriture qui se suffit à elle-même, sans omissions dues à la rengaine &quot;bon, la flemme de noter la phonogramme, et comme le lecteur sait de quoi je parle, il comprendra sans, et comme ça n'affecte pas la calligraphie du reste&quot;, sauf que le philologue quatre mille ans plus tard, de cette manière, obtient difficilement tous les éléments nécessaires à la contextualisation. Avec une écriture parfaitement autonome, enfin, nous avons les débuts de la littérature, alors &quot;prosaïcité compassée&quot;, qui peuvent se faire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faudra attendre encore un millénaire pour que les alphabets ugaritiques et phéniciens, uniquement consonnantiques, rendent l'écriture plus aisée, accessible à d'autres personnes que des érudits.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;-----&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Les limites de la neutralité en Espéranto - Dernier paragraphe&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;div class=&quot;byline&quot;&gt;&lt;i&gt;jeudi 29 janvier 2009 à 15:12&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;(L'article étant particulièrement long, je ne vous en copie que la fin, impétueusement originale, moins soporifique que le reste, et mettant un terme final à ma dignité.)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;Enfin, celui qui se mettrait en tête de railler la pauvreté de l'espéranto devrait lire quelques fakaj vortaroj. Le fait de se passer de radicaux surérogatoires ne signifie pas diminuer autant que faire se peut le nombre de radicaux. Par exemple, là où en français on n'a aucun verbe pour &quot;faire un soixante neuf&quot;, il y en a trois en espéranto (cf. Tabuaj Vortoj en Esperanto), déclinables à l'envi en noms, épithètes, adverbes, et auxquels on peut affixer et infixer toutes les désinences voulues. Ce qui autorise de formidables fredaines du genre (je ne vais jouer qu'avec un seul des trois radicaux pour ne pas bordéliser encore plus la chose) : Il m'a soixanteneuvement (sesdeknaŭe) prise, ce coquin soixanteneuvin (sesdeknaŭa). Le fripon est un soixanteneuvastre (sesdeknaŭaĉulo avec les suffixes -ul- et -aĉ-, on formule en un mot l'idée d'un homme qui fait des soixante-neuf à longueur de temps et de façon désastreuse, en inversant les deux ce n'est plus le soixante-neuf mais l'individu qui est désastreux), j'aurais préféré un soixanteneuphile (sesdeknaŭemo suffixe -em-). Je compenserai en allant voir un professionnel, le soixanteneuviste (sesdeknaŭisto suffixe -ist- exprime la personne dont l'office est de...). Rétorquez-moi que c'est formulable en français, mais au prix d'une bonne dizaine de néologismes d'ailleurs invalides (section Néologismes de la réforme de la langue française de 1990). Bien entendu, l'exemple égrillard n'ouvre pas de voies de pensée, mais imaginez cette flexibilité à l'oeuvre en maniant des concepts philosophiques... Mon exemple ne concernait que le vocabulaire, gardez en tête qu'avec l'ordre des mots libre grâce à l'accusatif, les choses sont encore plus excitantes structuralement.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;-----&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt; &lt;div class=&quot;note_title_share clearfix&quot;&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Un bout de Zamenhof&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;i&gt;samedi 31 janvier 2009 à 22:49&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;(Introduction de Esenco kaj estonteco de la lingvo internacia traduit par mes soins.)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Toutes les idées qui auront à jouer un rôle important dans l'histoire de l'humanité subissent toujours de manière égale le même sort : quand elles apparaissent, leurs contemporains les accueillent non seulement avec une remarquable suspicion obstinée, mais parfois même avec une sorte d'inexplicable inimitié ; les pionniers de ces idées doivent beaucoup se battre et beaucoup souffrir ; on les considère comme des hommes azimutés, infantilement dissipés, ou même en fin de compte carrément comme des individus très inutiles. Tandis que les hommes qui s'occupent à toute sorte de choses sans visée, à d'inutiles choses insensées (sensencaĵo), s'ils se révèlent être à la mode, ou conformes aux idées routinières de la masse, jouissent non seulement de toutes les bonnes choses de la vie, mais aussi du nom honorifique de «professeur» ou d'«agent public utile», les pionniers d'idées nouvelles ne rencontrent rien d'autre que gausseries et algarades ; le premier bambin à peine instruit les regarde de haut et leur dit qu'ils s'affairent à des âneries (malsaĝaĵoj), le premier gazetier venu écrit sur eux des articles et notes «spirituels», ne prenant même pas sur soi la peine de ne serait-ce que chercher à savoir sur quoi au juste ils travaillent ; et le public, qui toujours se meut comme un troupeau de moutons derrière ceux qui font le plus de bruit (kriemuloj), ricane, s'esclaffe, se désopile et ne se demande pas une seule seconde s'il n'y a pas ne serait-ce qu'une goutte de sens et de logique derrière toutes ces moqueries «spirituelles». Il est «dans le temps» de ne pas parler autrement de ces idées qu'avec ironie et sourire mésestimant, et c'est ce pourquoi agissent pareillement et A, et B, et C, et tous craignent de se mettre à penser sérieusement, même une minute, à propos de l'idée raillée, car ils «savent à l'avance» qu'«il n'y a rien dedans hormis des âneries», et ils craignent que d'une façon ou une autre on les ajoute au nombre de ces fous paraphréniques si, ne serait-ce que dans la durée d'une minute, ils essayaient d'envisager avec sérieux ces imbécilités. Les hommes se demandent même «de quelle manière, dans notre époque pragmatique, peuvent apparaître de tels fantasmes démentiels et pourquoi ne met-on pas ces gens dans des asiles d'aliénés ?».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais quelques temps s'écoulent. Après de longs tumultes de rixes, d'échauffourées et de souffrances, les «fous infantiles» atteignent leur but. L'humanité se fait plus riche au moyen d'un important nouvel acquis et en tire la plus vaste et polyvalente (diversforman) utilité. À cet instant les circonstances ont changé. Cette nouvelle affaire, déjà puissamment étayée, semble aux hommes si simple, si «compréhensible par soi-même», qu'ils ne comprennent pas comment nous pouvions vivre sans. Alors les successeurs (posteuloj) lisent ce qui semble être des racontars, que se seraient tenus contre elle les contemporains de l'avènement de cette idée, et ils ne peuvent pas le croire, et ils s'imaginent que tout cela a été inventé par les écrivailleurs de l'histoire (historioskribantoj) pour persifler ces générations lointaines. «Est-ce qu'effectivement, se disent-ils, le monde entier de cette époque se constituait d'imbéciles ? Y a-t-il vraiment eu des hommes qui ont fait obstruction aux pionniers avec ce genre de dénégation réquisitoriale sans queue ni tête, tandis que les autres se tenaient en silence, et que le premier gosse de cinq ans n'ait pas dit à ces fustigeurs : «Messieurs, vous parlez d'une façon terrifiante, sur des choses insensées et fondées sur rien, qui a inventé cette énormité que vous arborez !» ? Absolument incompréhensible ! Les historiens doivent certainement beaucoup trop exagérer !»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lisez l'histoire de la naissance du christianisme et de diverses grandes idées dans le domaine de la morale, de la philosophie et de la science ; lisez l'histoire de la découverte de l'Amérique, de la mise en place des voies ferrées etc., etc. Partout la même chose. Es ist eine alte Geschichte, doch bleibt sie immer neu. La lumière apparaît comme un besoin nécessaire à celui qui se tient à distance, mais à ceux qui en sont trop près, elle irrite les yeux de sorte à ce qu'ils peinent à l'éteindre. [...]&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;-----&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;share_and_hide clearfix&quot;&gt;&lt;input id=&quot;post_form_id&quot; name=&quot;post_form_id&quot; value=&quot;9121403a7412a4e574d7ff1f0b8225b0&quot; type=&quot;hidden&quot; /&gt; &lt;div class=&quot;note_title_share clearfix&quot;&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Démonstration de la finesse des nuances en espéranto&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;Les sumériens pouvaient faire émerger, par l'organisation tabulaire de leurs oracles, des conceptions qui auraient été autrement impossibles. De la même façon, parce que l'espéranto s'organise tabulairement, il fait émerger des mots provenant de lacunes colmatées par ce souci de régularité similaire à celui d'un tableau et qui, une fois mis au jour, se révèlent dignes d'intérêt.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il n'y a pas de discrimination dans la gamme des nuances, qui contraindrait à en exprimer une en un mot et l'autre en deux lignes comme c'est souvent le cas dans les langues intranationales. Il n'y a pas non plus de limite à la superposition de ces nuances.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est impossible de trouver une utilité à ce qui n'existe pas encore, et une langue qui remplit toutes les cases du tableau de l'expressivité fait exister ce qui n'était possible que par des périphrases, rendant ces expressions plus malléables, plus flexibles, plus manipulables, plus dérivables, et ouvrant ainsi beaucoup de marge à l'articulation de périphrases plus profondes (car en philosophie, faire une périphrase à partir de circonlocutions diverses faute de mot adéquat est une pratique très répandue depuis la phénoménologie, mais qui montre rapidement ses limites, car une circonlocution est retorse, entravante, comparativement à un simple morphème, souvent le philosophe achoppe, ne peut pas aller très loin, et maudit la rigidité de la langue, et il a beau inventer un mot pour chaque expression, parlant d'Eidos, d'être-là, d'être-tel, il vient toujours un moment de saturation où même l'auteur ne s'y retrouve plus, car le mot ne comprend pas sa définition, contrairement à l'espéranto)...&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;Encore une fois, je ne m'occupe que de lexèmes, mais je posterai un jour quelque chose concernant la grammaire, avec cette structure agglutinante, non-flexionnelle, qui rend cette langue si eurythmique, euphonique, poétique (lisez les poèmes volontairement archaïsants de Privat, ceux pastoraux et complexes de Auld, ceux simples et touchants de Baghy), et propice à une fidélité prodigieuse lors des traductions (les exemples de Niĉe (Nietzsche) et Herĵe (Hergé) sont en ce sens bouleversants).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;note_title&quot;&gt;&lt;br /&gt; Extrait de l'article Wikipédia &quot;Vocabulaire de l'espéranto&quot;, rédigé d'après l'historique par l'adresse IP 90.31.200.234 :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si le schématisme poussé de l'espéranto paraît quelquefois lourd, il obtient souvent une concision et une densité que bien des langues sont obligées de diluer dans des périphrases. À côté de samlandano calqué sur compatriote, l'espéranto a un samideano (partisan du même idéal), un samklasano (membre de la même classe), etc. Il peut aussi exprimer toute une idée par un vocable compact :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; * amantino (une amante)&lt;br /&gt; * aminda (aimable)&lt;br /&gt; * amema (porté à l'amour)&lt;br /&gt; * malameti (éprouver un petit dégoût)&lt;br /&gt; * avari (être avare)&lt;br /&gt; * forflugi (s'échapper en s'envolant)&lt;br /&gt; * enlitiĝi (se mettre au lit)&lt;br /&gt; * japana turisto amuze fotema (un touriste japonais dont la tendance à photographier est amusante)&lt;br /&gt; * japana turisto pro fotemo amuza (un touriste japonais amusant par sa tendance à photographier)&lt;br /&gt; * gratulinda virino (une femme qui mérite d'être félicitée)&lt;br /&gt; * envortarigi (faire entrer dans le dictionnaire - un mot, une expression, etc -)&lt;br /&gt; * elvortarigi (faire sortir du dictionnaire - un mot, une expression, etc -)&lt;br /&gt; * fervori (brûler d'ardeur)&lt;br /&gt; * surtabligi (mettre sur la table)&lt;br /&gt; * tranokti (passer la nuit)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme toute langue vivante, l'espéranto comprend des mots qui n'appartiennent qu'à lui. Ainsi, là où le français n'autorise que « rougeoyer » (ruĝi) et « verdoyer » (verdi), l'espéranto permet « jauneoyer » (flavi), « noiroyer » (nigri), « bleuoyer » (blui), « grisoyer » (grizi), « violoyer » (purpuri) « marronoyer » (maroni), et ainsi de suite. De même, là où le français n'autorise que « rougir » (ruĝiĝi) et « verdir » (verdiĝi), l'esperanto permet « maronir » (maroniĝi) « orangir », (oranĝiĝi), et de même à l'infini. Notons que même lorsque un nouveau mot espéranto n'a jamais été utilisé auparavant, il est immédiatement compréhensible pour tous les espérantophones du monde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La dérivation par affixes permet d'agrandir son vocabulaire, parfois au-delà de ce que l'on connaît de sa langue maternelle. Le radical vid- (voir) correspond à une dizaine de mots français : verbe voir (et ses conjugaisons : vois, voyais, verra, ...), la vue, aveugle, la vision, visuel, visible, invisible, panorama, observateur, regard, ... etc.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Cahier auvergnat</title>
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<updated>2008-07-02T15:25:50+02:00</updated>
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<summary>   PRÉAMBULE    Écrire peut devenir quelque chose de vital. Écrire pour...</summary>
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&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;PRÉAMBULE&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Écrire peut devenir quelque chose de vital. Écrire pour survivre. «&amp;nbsp;Celui qui écrit avec son sang, celui-là ne veut pas être lu mais appris par coeur.&amp;nbsp;» Chercher l'acte d'écrire des «&amp;nbsp;affamés&amp;nbsp;», une abréaction d'encre, «&amp;nbsp;ne me demandez pas ce que je fais, je ne le sais pas moi-même&amp;nbsp;», comme Michel Foucault... Je suis celui qui, comme Tchekhov, cherchait à trouver de l'estime par la dévaluation, à exhorter la masse à le conspuer ; puis qui a voulu mimer Rostand, prétendant être incapable d'égaler ses propres oeuvres passées. À présent, je suis comme Raphaël Badawi : la fatigue ne doit pas altérer le devoir primordial de &lt;i&gt;me&lt;/i&gt; travailler, - et que m'importe ce qu'en disent les autres, toute gloire est une mort du sujet, c'est ainsi que je préfère encore être un satyre qu'être un saint – je dois écrire, je dois lire, vaticiner, crier, ne plus réciter mais faire sonner, résonner ce que je suis, creuser ce creuset dans les signifiants, ma rythmicité, par de nouvelles plasticités syntagmatiques et de nouvelles articulations, par des hyperbates et des anacoluthes, par des retards et des sauts prestes, des anaphores nouvelles, un cantique nouveau. Je suis fatigué, mais je ne veux pas être un mort. La phase de grande santé s'est achevée, et je doute de pouvoir un jour approcher de nouveau la fertilité du &lt;i&gt;&lt;span&gt;Monde comme interfaces et interactions&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, du &lt;i&gt;Cahier auvergnat&lt;/i&gt;, ou de mes &lt;i&gt;Aphorismes&lt;/i&gt;. Je n'écris plus, dorénavant, que l'architecture d'un beau mausolée à mon oeuvre. La fatigue, le devenir-ce-que-je-méprise...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ce &lt;i&gt;Cahier auvergnat&lt;/i&gt; que je vous restitue ici, naufragé, criblé de biffures et de lacunes, les parties manquantes et perdues étant plus nombreuses que les parties restaurées. Sans ce curieux amoncellement de notes, souvent prises sur le vif, puis de rétrospections épaisses accomplies dans un esseulement complet, sans ce texte bizarre, atypique s'il en est, beaucoup de mes &lt;i&gt;Aphorismes&lt;/i&gt; resteront mystérieux. Les trois conceptions extraordinaires que j'y échafaude : une vision artistique du divin, une nouvelle approche néo-humienne de la synthèse de fonctions, un approfondissement de la mécanique dickienne de contingence. Le cri est comme le silence, une rébellion contre les signifiants, un poème à la vie. Le cri et le silence, deux frères d'infortune, seuls compagnons de l'élaboration de ce cahier.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Qu'est-ce qui rend ce texte si important ? L'&lt;i&gt;Eidos&lt;/i&gt; comme conjecture redondante devenant immédiate, aisée ; Dieu comme la meurtrière dans laquelle verser de l'huile sur l'entendement et refonder ses catégories ; une extase, un danger, une urgence. Oui, je sacralise ce cahier, car c'est à travers lui que j'ai reformé mon entendement – ce que j'expose ici est la preuve, le témoin irrévocable, de ce que j'ai été Dieu, et que j'ai accompli sur cette planète ma mission de coupure-flux. Non, je ne suis pas un avatar de Vishnu ; je suis un destructeur, un danseur, un créateur, un desaxé extravagant – Shiva Natarâdja, celui qui pose de nouvelles tables de valeurs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;right&quot;&gt;R. le 2 juillet 2008.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;center&quot;&gt;PREMIÈRE PARTIE - DE LA FACULTÉ DE SYNTHÈSE A PRIORI&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;center&quot;&gt;SECONDE PARTIE - POSTULAT DE L'ERGOLOGIE DIVINE&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;center&quot;&gt;TROISIÈME PARTIE - FOUCADES ET FREDAINES&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;left&quot;&gt;La publication sera effectuée dès lors que j'aurai retrouvé mon manuscrit. Merci de votre compréhension.&lt;/p&gt; 
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<title>Radicalisme</title>
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<updated>2008-07-01T07:53:14+02:00</updated>
<published>2008-07-01T07:51:00+02:00</published>
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<summary>     &quot;Pour prouver que nous sommes de purulents tissus nécrosés actant comme...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Pour prouver que nous sommes de purulents tissus nécrosés actant comme des machines, il convient de traiter des problèmes qui nous sont posés par le vivant, à partir desquels nous aurons amassé suffisamment d'arguments pour corroborer notre propos.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;|...]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;En formulant la nature interrogative de ce qu'est le corps vivant nous semblons, a priori, ingénus. Il est évident que le poète a toujours eu une avance considérable sur le philosophe pour chanter (juger, interpréter, donc créer du sujet) le vivant, et que ce n'est pas avec un métaphysicien, mais bien avec des Pierres réfléchies de Caillois par exemple (ou son pendant acousmatique) que nous aurons idée de la vastitude du problème. [...] proposons la subsomption du vivant sous le couple ontologique de base existence/essence pour traiter les questions du vivant en rapport à la contingence et du vivant en rapport au langage. [...] Ces dilatations de sens sont volontaires afin de ne pas complexifier un raisonnement déjà fort filandreux.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[...]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ce sont ces microbes, ces animalcules obsédants, c'est Dieu, qui crée en nous des &quot;automatismes&quot; ; ils sont notre condition d'apparition et notre existence tout à la fois. Et pour s'en libérer, il nous faudrait avoir un corps sans organes, qui nous permettrait enfin de danser sans être borné à l'ignoble temps pulsé, d'être libéré, desenharnaché de ces chancres et prurits qui nous démangent, ainsi nous contrôlent, et, en fin de compte, nous pourrions danser à l'envers, et &quot;cet envers sera mon véritable endroit&quot;. Tout simplement, chez Artaud, il y a une quête viscérale&amp;nbsp;: il s'agit de nous sauver de l'être par l'étant, de notre conditionnement primaire. Il s'agit même d'être mis au monde par son propre étant, afin de mieux nier l'être. Se mettre soi-même au monde. Se créer soi-même, non pas d'esprit, mais également de chair, &quot;organicité inventive&quot;. En conséquence, rejet complet de la sexualité dans la correspondance avec le Dr Ferdière&amp;nbsp;: &quot;Pour comprendre sa propre vie il faut aller la chercher à la source et donc devenir soi-même son propre créateur […] élimination &lt;i&gt;irréductible&lt;/i&gt; de tout ce qui est sexualité […] tout ce qui est sexuel, hors du mariage et DANS le mariage, doit être réprouvé, et la reproduction humaine ne devrait avoir lieu par l'exercice de l'immonde copulation.&quot;&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; [...]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Toutefois, les affections réciproques entre la culture et le vivant dépassent de loin ce simple problème de contingence. Nous allons ici nous référer à l'expérience spéculaire chez Jacques Lacan. Première étape : [...] à peine né, le langage s'instille en moi, et avec lui, la société qu'il interprète, les coutumes qu'il interprète, je suis parasité par le langage, des signifiants s'imposent à moi et entravent jusqu'au silence, puis finalement jusqu'à l'oubli et l'annihilation, ce qui était en moi et qu'ils ne pouvaient exprimer sans transformer, pour ne pas dire frelater. Contrairement à Lacan, je place ce parasitisme avant l'expérience spéculaire, du fait de ce que le fœtus peut déjà entendre… Seconde étape : je me regarde dans le miroir. Ce corps, c'est moi. Pourtant, il m'est indifférent, étranger. Il faudrait bien que je l'acceptasse un jour : ce signifiant, c'est moi. Cet inconnu, c'est moi. Ceci, c'est probablement le plus tenace, le plus aliénant de tous les parasites, car c'est celui qui va s'enter à l'expression et la reconnaissance du moi. [...] Nous avons ici tout le contraire d'Artaud : c'est l'étant qui vient occulter l'être, et ce n'est pas le signifiant qui pourrait nous sauver, car c'est bien lui, le succube qui vient nous hanter. [...] nous aboutissons globalement à la même chose : notre seul levier d'action repose uniquement sur ces signifiants, et pour agir, il nous faudrait les transvaluer, et le même appareil, la même machine revient, toute de rythme et de langage [...] elle ne cherchera plus à lutter contre une nature envahissante, mais contre une culture envahissante [...] chez Hedeigger, il y a ce départ d'un postulat, erroné par la présence d'une mémoire génétique de 20 000 ans, postulat qui est donc en définitive un paralogisme, qui supposerait qu'il y ait un être pur à l'origine, ou tout du moins substratif, mais qui est inaccessible, intouchable, à retrouver.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; [...]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Les deux problèmes du vivant n'en font qu'un, qui repose sur la part du corps, qui est hermétique au sujet, sorte de corps-langue, tandis que l'autre, sorte de corps-langage dont l'effet premier est la sensibilité, oui, ce corps-langage, l'avez-vous deviné, ce corps en devenir-art, devenir-oeuvre, ouvrage, jamais fini, comme une pierre qui roule éternellement sur elle-même, ce vivant qui contraste avec le reste du corps &lt;i&gt;qui refuse de se donner comme vivant&lt;/i&gt;, - il est le sujet, et rien d'autre que cela.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; [...]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Comment sait-on que ce tissu est de la chair, et comment sait-on que celui-ci est de la viande ? Comment sait-on si ces minéraux le sont ou pas ? [...] Ce qui n'est que subordonné, - qui n'est pas dans la guerre de soi contre soi, effusion heureuse, étincelle miraculeuse à l'origine du sujet, - est dépossédé. Comme un objet. Quelque chose de mort. Qui se rappelle encore de Guy Debord qui tempêtait aux quatre vents, après avoir inventorié les possessions des classes moyennes, qu'elles étaient dans la &quot;dépossession&quot; ? Le confort émolliant crée du mort, de l'aboulique, de l'atone, de l'objet&amp;nbsp;; son langage, son idiome, sa révolte vouée à l'échec contre ce qui nous a dépossédé à notre naissance, cette création de soi (et non recherche d'un moi qui de toute façon n'existe plus) factieuse, séditieuse, crée du vivant, du sujet. On retombe toujours dans les mêmes ornières&amp;nbsp;: le produit, c'est du mort, l'activité, c'est du vivant…&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Raphaël Badawi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Apostille : Je suis actuellement à la recherche du manuscrit de mon cahier auvergnat pour une publication ici-même. Que celui qui l'a en sa possession me fasse signe le plus rapidement possible. (Toute l'introduction restera absconse tant qu'elle ne sera pas éclairée à la lumière de mon concept dit d'ergologie divine, exposé dans ce cahier auvergnat.)&lt;/p&gt; 
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<title>Actionnisme viennois</title>
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<updated>2008-06-24T15:26:18+02:00</updated>
<published>2008-06-24T14:50:00+02:00</published>
<summary>                Images :  Gunther Brüs (1963)    Musique :  Pierre Henry...</summary>
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&lt;div&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5w9zq_actionnisme-viennois_creation&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/raphaelbadawi&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Images :&lt;/b&gt; Gunther Brüs (1963)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Musique :&lt;/b&gt; Pierre Henry (1970)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En lisant quelques texticules sur la civilisation d'Harappa (près de l'Indus), ainsi que sur les Dogons (en Afrique), j'ai été pris d'un émoi profond, constatant que les phéniciens n'étaient pas les seuls à manger des menstrues, m'enivrant des fresques de ces rituels comprenant une vénération des semences, une sacralisation de nos plus honteux suints, rituels tendant vers une affirmation de ceux-ci. Il s'agit, sans aucun doute, d'une visée commune avec celle de l'Idiot onaniste - bien que je substituasse au sens religieux une mécanique de Wille zur Macht.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi que j'ai réalisé que je n'avais peut-être pas fourni suffisamment d'éléments à la compréhension de l'Idiot onaniste, et que j'ai décidé de livrer un échantillon de ce qui m'a décidé, il y a neuf mois, à créer cette oeuvre que beaucoup qualifient encore de &quot;sordide&quot;. Je n'ai jamais rien publié concernant toutes les choses que j'ai dû faire pour l'enregistrer afin de ne pas sombrer dans l'immense galvaudage de l'actionnisme : regardez-le préférer regarder la caméra plutôt que de s'appliquer à contempler le fruit de ses entrailles comme il le devrait. J'ose également vous rappeler certains passages de la notice de publication :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;L'actionnisme est formellement non-dionysiaque parce qu'il est une imposture [et] il serait impossible de transvaluer ces pseudo-travaux vomitoires prétendant travailler du corps par une autre imposture. Connaître toute sa substance n'a rien à voir avec ce fouaillage viennois, je vomis, j'éjacule, je crache, j'éructe et hurle, mais définitivement, me recouvrir le corps d'excréments et utiliser un carré de viande comme poupée gonflable [...] est non seulement hors du cadre de ma recherche, mais ça procède d'un simulacre grimacier qui intégré à mon système le ferait effondrer tout entier.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;[...] Quand tu vas dans une vespasienne, ne t'es-tu jamais questionnée sur ce que tu y faisais [le secret sur la secrétion], sur ce qui s'y évadait, évasait, évidait de toi, et de quelle façon ? Vidange, vendanges, vous dis-je ! Ou plutôt, c'est une question qui dérange. Qui démange tellement que dès qu'il en est fait mention, tu es indignée. Mais moi aussi je défèque, [et qui n'a pas de] sucs, de matières fécales, de salive, de mucus, de sang [...] ? La seule réponse pertinente à apporter au problème n'est pas une plainte outrée, mais une prise de conscience pour une affirmation &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;consciente&lt;/span&gt;, une &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;connaissance de soi&lt;/span&gt; réelle et la transmutation de toutes ces dénégations primaires exhumées suite à cette connaissance. Enfin, &lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;une véritable extension de moi apparaîtra bientôt&lt;/span&gt;.&quot;&lt;/p&gt; R. 
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<title>Une dernière révérence</title>
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<id>tag:raphaelbadawi.hautetfort.com,2008-05-21:1627188</id>
<updated>2008-05-21T20:06:10+02:00</updated>
<published>2008-05-21T20:06:10+02:00</published>
<summary>               Fond : Michel Chion - On n'arrête pas le regret - Cris et...</summary>
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&lt;div&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5i8tv_une-derniere-reverence_creation&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/raphaelbadawi&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Fond : Michel Chion - On n'arrête pas le regret - Cris et babils&lt;br /&gt; Thèmes : Tous issus de différentes compositions inédites, tous thèmes de Julie&lt;/p&gt; 
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